À propos

  

Une compagne et des guides

La sculpture m’accompagne depuis longtemps. Au début, c’était avant tout le plaisir de l’argile et la recherche de fidélité dans la représentation du réel. Je voulais faire comme Hanneke Beaumont ou Camille Claudel, rien que ça !  

Je me suis formée auprès de divers sculpteurs, de Guy Belhomme à Binbin en passant par Isabelle de Bellefroid, dont j’ai fréquenté l’atelier pendant près de dix ans. J’ai également fait de nombreux stages avec Monique MolFredangeEmmanuel SellierSarah Scouarnec et Henri-Paul Badet. Des artistes pour qui j’éprouve une immense gratitude et qui, chacun à leur façon, m’ont aidée à avancer dans l’apprentissage de cette discipline exigeante.

Un cheminement et un défi

Je continue pourtant de me heurter au décalage entre ce que je vois et ce que mes mains font. Un autre cheminement, plus personnel, m’a appris à me méfier du programme inconscient qui assure ma survie et… me fait croire qu’une tête est ronde. La compréhension de ce programme m’aide à rester maître à bord et à voir qu’un crâne est tout sauf rond ! Dans la vie comme en sculpture, il nous faut dépasser ce regard biaisé,  prendre du recul, défaire et refaire, encore et encore… Ne pas hésiter à modeler, gratter, ciseler,… pour obtenir le résultat qui nous plaît.

Une urgence et un moyen d’expression

La sculpture est devenue pour moi un moyen d’expression, d’abord timide puis plus déterminé. Je sculpte pour désencombrer mon esprit, pour matérialiser ce qui frappe à ma porte. Avec, si possible, cette part d’esthétique qui ouvre la voie vers le message, comme dans un texte où la justesse des mots fait place à l’histoire.
Je n’aurai jamais assez de ce qu’il me reste à vivre pour tout représenter. Pourtant j’avance, lentement… mais sûrement.